Accéder au contenu principal

Kevin Morby - City Music

Où je me rends compte que ce blog est rentré dans un petit train-train avec sa seule petite chronique de disque hebdomadaire. Je n'ose pas souvent me l'avouer, mais les nouveautés m'emballent de moins en moins. J'ai l'impression que la musique, ma musique s'est arrêtée il y a quelques temps, que les disques que j'écouterai encore dans quelques années ne sont pas des disques récents ou très peu. Le dernier Kevin Morby fera sans doute partie de ces albums oubliés. Pas que "City Music" soit mauvais, loin de là, mais il n'apporte pas vraiment d'eau au moulin du chanteur qui, après quatre albums, commence déjà sérieusement à tourner en rond. Le précédent, "Singing Saw", deuxième dans mon top 2016, était parfait de bout en bout. La cuvée 2017 est plus dilettante, à l'image du bonhomme.
Pourtant, pas de fausse note encore à signaler, mais une recette en roue libre. Alors, pourquoi je parle de cet album assez routinier ? Parce qu'il reste quand même parmi les nouveautés, un de ceux que j'écoute le plus. Preuve que le chanteur est devenu une des valeurs sûres du circuit rock indépendant actuel. Et puis, mine de rien, il y a maintenant un style Morby et ça, ça n'est pas à la portée de tous.

Commentaires

  1. Il est moins immédiatement impressionnant que le précédent mais il s'apprécie davantage à chaque écoute, ce qui comme tu le dis prouve que Morby a son style et est devenu un artiste assez incontournable, c'est déjà énorme effectivement.

    RépondreSupprimer
  2. Concernant les nouveautes, il y a moins de grands albums consensuels cette année, pour ma part je retiens presque uniquement des disques hyper personnels à la fois du point de vue de l'artiste et du mien (souvent des matières personnelles) à l'image des Babx, Thundercat, Homeshake....
    Contrairement à 2016 où les albums plus rassembleurs ont fleuri, comme le Morby, le Woods, le Bowie, le Radiohead....
    Moins de "grosses" sorties, plus de disques "intimistes" qu'il faut davantage chercher, c'est intéressant aussi.

    Et puis autant l'an dernier les retours étaient réussis (Cohen, Bowie, ....), autant cette année Gorillaz a foiré, les singles d'arcade fire et de grizzly Bear sont honorables mais pas inoubliables...

    Même si tu ne parlais pas spécifiquement de 2017, il y a tout ce "climat" là cette année, même s'il est variable suivant les artistes que chacun suit et découvre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'avais mis des "marottes" personnelles, mon correcteur a mis "matieres"

      Supprimer
  3. Voilà, il reste encore les nouveaux Arcade Fire, The National, Grizzly Bear, Ariel Pink, Broken Social Scene, Public Service Broadcasting, et j'en passe donc l'année est loin d'être finie. Mais j'ai quand même l'impression que tous ceux-là ont déjà donné le meilleur d'eux-mêmes.

    RépondreSupprimer
  4. Ariel Pink m'a l'air le plus prometteur, le single est très beau ! The National j'ai décroché depuis Alligator, faudrait que je m'y remette. Mais même pour LCD Soundsystem, ils ont sorti deux singles bons mais qu'on a l'impression d'avoir entendus 10 fois chez eux déjà. Finalement dans les "vieux" ce sont vraiment les Lips qui s'en sortent le mieux de loin.
    J'attends le mgmt aussi, une bonne surprise potentielle, le teaser sonnait bien en tous cas

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Destroyer - Ken

Découvert réellement au moment de son dernier et magnifique "Poison Season" - très bien classé dans mon top albums 2015 - Destroyer est déjà en passe de devenir un de mes groupes préférés. Son nouveau disque "Ken" a une étonnante référence : c'est le titre original du très beau "The Wild Ones" de Suede. Pourtant, l'univers musical de Dan Bejar est assez éloigné de celui de Brett Anderson, même si tous les deux puisent plus leur inspiration en Angleterre qu'en Amérique. La musique, assez proche de son "Kaputt" - son disque le plus adulé par la critique - revient à des sonorités eighties. On croirait entendre une sorte de New Order (les synthés sur "In The Morning" ou "Tinseltown Swimming in Blood") ou de Pet Shop Boys pas dansant, plus précieux et orchestré, qui ferait davantage de bien à la tête qu'aux pieds. "Sky's Grey" fait aussi penser à la classe et l'épure de son précédent album et bea…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

John Maus - Screen Memories

Cela faisait un bail qu'on n'avait pas eu de nouvelles du doux illuminé de John Maus. Depuis son magnifique et intransigeant "We must become the pitiless censors of ourselves" sorti en 2011 et une compilation de vieux titres parue un an après. La musique est toujours la même, sorte d'Ariel Pink, avec qui il a travaillé autrefois, en version cold wave. La chanson "Time to live" sur l'album "Dedicated to Bobby Jameson" de ce dernier fait d'ailleurs beaucoup penser à du John Maus. Comme si Pink était la version joyeuse et Maus la version sombre d'une seule et même idée de la pop musique. Il n'y a pas sur "Screen Memories" de titres aussi monumentaux que "Believer". C'est plutôt le genre de disque assez homogène qui s'écoute d'une traite, sans sauter de morceaux, parce que la qualité et le style restent constants.  Le gars aime toujours autant bidouiller des sons synthétiques sur ses machines, créan…